Publié le 18 août 2026 par Équipe Objectif Adjoint
Fautes d'orthographe fréquentes au concours d'adjoint administratif
Fautes d'orthographe fréquentes au concours d'adjoint administratif : doublement des consonnes, -er ou -é, accents et mots piégeux, avec les règles pour ne plus les faire.
« Il faut appeller le service » ou « appeler le service » ? Les fautes d’orthographe fréquentes au concours d’adjoint administratif ne sont presque jamais des mots rares. Ce sont des mots courants, écrits vingt fois par jour, sur lesquels une consonne de trop ou un accent oublié fait perdre un point là où on croyait ne pas hésiter. L’orthographe lexicale, celle des mots eux-mêmes, se travaille par petits paquets de règles qui couvrent l’essentiel. Voici les fautes qui reviennent le plus, et comment les neutraliser une par une.
Pourquoi l’orthographe lexicale compte-t-elle autant au concours ?
Le français décide de l’admissibilité. Sur l’épreuve à choix multiples du concours d’adjoint administratif, de courts exercices vérifient le vocabulaire, la grammaire et l’orthographe, à côté du calcul, d’après les descriptifs officiels de l’Éducation nationale. Le format précis (durée, coefficient, note éliminatoire) dépend du versant, État, territorial ou hospitalier, et de la voie externe ou interne : reportez-vous toujours à la notice de la session que vous visez.
On distingue deux familles de fautes. Les fautes de grammaire touchent les accords, la conjugaison, la nature des mots : c’est le terrain de l’accord du participe passé et des homophones grammaticaux. Les fautes d’orthographe lexicale, elles, portent sur la façon d’écrire un mot isolé : une consonne simple ou double, un accent aigu ou grave, une cédille. C’est ce second terrain que nous prenons ici, parce qu’il est celui qu’on néglige le plus, en croyant à tort qu’on connaît « déjà » ses mots.
Les accents et la ponctuation entrent dans le décompte des fautes. Un accent oublié compte comme une faute d’orthographe à part entière, au même titre qu’une lettre en trop.
Retenez ce point, parce qu’il change la façon de réviser. On ne relit pas un mot pour vérifier qu’il « sonne bien ». On le relit pour vérifier chaque signe : les consonnes, les accents, la terminaison.

Quand faut-il doubler la consonne ?
Le doublement des consonnes est sans doute la source de fautes la plus régulière. Personne ne sait spontanément si « apercevoir » prend un ou deux p. La bonne nouvelle, c’est que quelques repères couvrent la majorité des cas.
Premier repère, les préfixes. Beaucoup de mots commençant par ac-, ap-, at-, ef-, of- doublent la consonne : accueillir, accorder, apparaître, appeler, attendre, atteindre, effort, effacer, offrir, officiel. Le piège, c’est qu’il existe des exceptions à connaître de mémoire, parce qu’elles reviennent souvent : apercevoir, aplanir, apaiser ne prennent qu’un p ; acabit, acacia qu’un c. Ces exceptions se comptent, elles ne se devinent pas.
Deuxième repère, les mots en -oc au début : occasion, occurrence, occuper, occident doublent le c. C’est un réflexe utile car ces mots administratifs tombent régulièrement.
Troisième repère, le féminin. Certaines terminaisons doublent la consonne quand on passe au féminin : -et donne cadette, coquette ; -en donne chienne, parisienne ; -on donne bonne, lionne ; -eil donne pareille. Attention, ce n’est pas systématique : complet fait complète, inquiet fait inquiète, sans doublement. Le mot piège classique du concours reste appeler. À l’infinitif, un seul l : appeler. Mais la conjugaison double devant un e muet : j’appelle, ils appellent. Même logique pour jeter, je jette. Écrire « appeller » à l’infinitif est l’une des fautes les plus répandues, justement parce que l’oreille entend le l renforcé de « j’appelle ».
-er ou -é : comment ne plus confondre l’infinitif et le participe ?
Voici la faute reine. La confusion entre la terminaison -er de l’infinitif et -é du participe passé représenterait près de 20 % des fautes relevées dans les copies. Elle est vicieuse parce qu’à l’oral, manger et mangé se prononcent exactement pareil.
Le test tient en un mot. Remplacez le verbe du premier groupe par un verbe du troisième groupe, comme vendre ou prendre. Si « vendre » sonne juste, c’est l’infinitif, donc -er. Si « vendu » sonne juste, c’est le participe, donc -é.
- « Je dois terminer ce dossier. » Je dois vendre ? Oui. Donc infinitif : terminer.
- « Le dossier est terminé. » Le dossier est vendu ? Oui. Donc participe : terminé.
- « Il vient de signer. » Il vient de vendre ? Oui. Infinitif : signer.
- « La lettre a été signée. » La lettre a été vendue ? Oui. Participe, qui s’accorde ici : signée.
Ce test de substitution ne rate jamais. Il fonctionne aussi après une préposition (à, de, pour, sans), où l’infinitif est toujours de rigueur : « un formulaire à remplir », « une pièce à fournir ». On ne met jamais un participe après « à » ou « de » suivant un autre verbe. Ancrez le réflexe « vendre ou vendu », et un cinquième des fautes possibles disparaît d’un coup.

Accents et mots piégeux : quels sont les plus courants ?
Les accents pèsent lourd dans le décompte, et pourtant on les traite comme des détails. Trois confusions reviennent sans cesse.
L’accent aigu et l’accent grave d’abord. On met un accent aigu quand la syllabe se prononce fermée, comme dans été, décider, réussir. On met un accent grave quand elle s’ouvre, comme dans règle, problème, modèle, première. Le mot administratif à surveiller est évènement ou événement : les deux graphies sont désormais admises, mais on ne mélange pas les accents à l’intérieur du même mot.
La cédille ensuite. Le ç n’existe que devant a, o, u, pour garder le son [s] : ça, leçon, reçu, façade, aperçu. Jamais devant e ou i, car le c y fait déjà [s] tout seul. Écrire « reçevoir » est une faute : c’est recevoir, sans cédille, parce que le c précède un e.
Restent les mots qu’on écrit mal par habitude, et qu’il vaut mieux mémoriser une fois pour toutes. En voici une poignée qui tombent souvent dans un contexte de bureau :
- un dilemme (deux m), pas « dilemne ».
- un langage (sans u), à ne pas calquer sur « langue ».
- parmi et malgré, jamais de s final.
- quand même, en deux mots, jamais « quand-même » ni « comme même ».
- acompte (un seul c) au sens d’avance sur paiement, à distinguer de à côté.
- quelle que soit (accord avec le nom) et non « quelque soit ».
Ces mots n’obéissent à aucune règle générale : ils s’apprennent par exposition répétée, en les croisant assez souvent pour que la bonne forme devienne la seule qui vous paraisse normale.
Comment ancrer ces réflexes avant l’épreuve ?
Connaître une règle et l’appliquer en trois secondes sous chronomètre, ce sont deux choses différentes. Relire dix fois la liste des préfixes qui doublent ne sert pas à grand-chose. Ce qui marche, c’est de rencontrer les mots en situation, de se tromper, de voir la correction, et de recommencer jusqu’à ce que la main écrive juste sans réfléchir.
Procédez par blocs plutôt que par relecture passive. Une séance sur le doublement des consonnes, une autre sur le test « vendre ou vendu », une troisième sur les accents. Un bloc court et ciblé s’imprime bien mieux qu’une longue révision fourre-tout. Et testez-vous à l’écrit, pas seulement en lisant : la faute d’orthographe se répare en écrivant le mot, pas en le reconnaissant sur une page.
Le thème Français de l’application isole chaque famille de fautes, question par question, avec une correction expliquée après chaque réponse : vous voyez immédiatement pourquoi c’est appeler et pas « appeller », et le raisonnement s’ancre. Le mode examen blanc chronométré ajoute la pression du temps, celle qui pousse à répondre vite et à laisser passer l’accent oublié. Apprendre à gérer le temps du QCM fait partie du même entraînement. Vous pouvez commencer avec les questions gratuites, et la Préparation Complète à 9,90 € ouvre la banque entière et les examens blancs illimités si vous voulez tout couvrir.
L’orthographe lexicale n’est pas une affaire de talent. C’est un stock de repères qu’on installe un par un, puis qu’on entretient par la répétition. Traitez chaque famille de fautes comme un chantier séparé, et le jour de l’épreuve, la consonne double et l’accent grave viendront tout seuls. Pour le reste du français, les accords et la conjugaison méritent le même travail méthodique : la FAQ répond aux questions les plus fréquentes des candidats.
