Objectif Adjoint

Publié le 17 juillet 2026 par Équipe Objectif Adjoint

Accord du participe passé au concours d'adjoint administratif

L'accord du participe passé au concours d'adjoint administratif : la règle avec être, avec avoir et le COD placé avant, avec des exemples concrets.

« Les lettres que j’ai reçues » ou « les lettres que j’ai reçu » ? L’accord du participe passé au concours d’adjoint administratif fait perdre des points à des candidats qui savent pourtant écrire correctement. La règle tient en trois situations : avec être, on accorde avec le sujet ; avec avoir, on n’accorde que si le complément d’objet direct est placé avant le verbe ; avec un verbe pronominal, tout dépend du rôle du pronom. Le reste, c’est de la méthode. Voici comment trancher à coup sûr, même quand le chronomètre tourne.

Pourquoi l’accord du participe passé tombe si souvent au concours ?

Le français n’est pas une matière parmi d’autres au concours d’adjoint administratif : c’est l’une des épreuves qui décide de l’admissibilité. Les exercices vérifient vos capacités en orthographe, en grammaire et en vocabulaire, d’après les descriptifs officiels du concours. Le format exact (nature des exercices, durée, coefficient, note éliminatoire) varie selon le versant, État, territorial ou hospitalier, et selon la voie externe ou interne. Reportez-vous toujours à la notice de la session que vous visez, car un centre de gestion territorial ne calque pas forcément la maquette d’un concours d’État.

Ce qui ne change pas d’une session à l’autre, c’est le contenu grammatical. Et le participe passé revient sans arrêt, parce qu’il concentre à lui seul plusieurs difficultés : reconnaître l’auxiliaire, repérer un complément, distinguer un objet direct d’un objet indirect. Un concepteur d’épreuve adore ce genre de règle, parce qu’un candidat peut se tromper de trois manières différentes sur une seule phrase.

Avec l’auxiliaire être, le participe passé s’accorde toujours avec le sujet. Avec l’auxiliaire avoir, il ne s’accorde jamais avec le sujet, mais avec le complément d’objet direct lorsque celui-ci est placé avant le verbe.

Retenez cette phrase. Elle règle à elle seule la grande majorité des cas que vous croiserez à l’épreuve.

Avec être ou avec avoir : la règle de base à ne plus rater

Premier réflexe devant un participe passé : cherchez l’auxiliaire. Est-ce être ou avoir ? Toute la suite en dépend.

Avec l’auxiliaire être, l’accord se fait avec le sujet, en genre et en nombre. « Elle est partie », « ils sont arrivés », « les portes sont fermées ». Vous entendez souvent l’accord à l’oral pour le féminin, ce qui aide. C’est le cas le plus simple, et pourtant certains candidats l’oublient sous la pression, surtout quand le sujet est éloigné du verbe : « Les candidates convoquées à neuf heures sont finalement reparties avant midi. »

Avec l’auxiliaire avoir, changez complètement de logique. Le participe passé ne s’accorde jamais avec le sujet. « Elles ont mangé » ne prend pas de « es », même si le sujet est féminin pluriel. C’est le piège le plus fréquent, celui que les correcteurs voient revenir chaque année : par réflexe, on veut accorder avec le sujet parce qu’il est juste devant. Résistez. Avec avoir, le sujet ne commande rien.

Application Objectif Adjoint : entraînement au français et à l’orthographe pour le concours d’adjoint administratif

Le test qui ne trompe pas : remplacez mentalement l’auxiliaire. Si vous pouvez dire « je suis parti », vous êtes sur être, accord avec le sujet. Si c’est « j’ai mangé », vous êtes sur avoir, et là, on passe à la question du complément.

Le COD placé avant : le piège numéro un de l’épreuve de français

Voilà le cœur du sujet, celui qui sépare les copies. Avec avoir, le participe passé s’accorde avec le complément d’objet direct (COD) à une seule condition : que ce COD soit placé avant le verbe.

La méthode se résume à une question posée juste après le participe : « quoi ? » ou « qui ? ».

  • « J’ai écrit une lettre. » J’ai écrit quoi ? Une lettre. Le COD est après le verbe, donc pas d’accord : écrit.
  • « La lettre que j’ai écrite. » J’ai écrit quoi ? « que », qui remplace « la lettre ». Le COD est avant le verbe, donc accord : écrite.

Le mot « que » est le grand déclencheur. Dès que vous voyez « que » suivi d’un passé composé avec avoir, méfiez-vous : le COD est presque toujours devant. « Les dossiers qu’il a classés », « la décision que la préfecture a rendue », « combien de fautes as-tu faites ? ». Dans « combien de fautes as-tu faites », le COD « combien de fautes » ouvre la phrase, donc l’accord se fait.

Attention au faux ami : le complément d’objet indirect (COI) ne déclenche aucun accord. Un COI répond à « à qui ? », « à quoi ? », pas à « quoi ? ». « Les élus à qui j’ai parlé » reste invariable, parce qu’on parle à quelqu’un. « Les années où j’ai travaillé » ne s’accorde pas non plus. Le verbe « parler » ou « travailler » n’a pas de COD ici, donc rien à accorder. Un candidat qui écrit « les élus à qui j’ai parlés » a confondu COD et COI. C’est exactement le type de distinction que l’épreuve cherche à tester.

Cas voisin, à connaître aussi : les verbes qui ne peuvent pas avoir de COD du tout, comme « courir » ou « dormir » dans leur sens de durée. « Les trois heures qu’il a couru » reste invariable, car « trois heures » exprime une durée, pas un objet. Pas de panique, ces cas sont rares. Le réflexe « quoi ? placé avant » couvre l’immense majorité des phrases de l’épreuve.

Verbes pronominaux : accord ou pas, comment trancher

Les verbes pronominaux (ceux qui se construisent avec « se » : se laver, se souvenir, se parler) sont réputés difficiles. Ils le sont moins qu’on ne le dit, si vous appliquez la bonne grille.

Ils se conjuguent tous avec être, mais ne suivez pas la règle d’accord avec le sujet par automatisme. Séparez deux familles.

Les verbes essentiellement pronominaux, qui n’existent qu’à la forme pronominale (s’évanouir, se souvenir, s’enfuir, s’absenter). Leur participe s’accorde avec le sujet. « Elle s’est évanouie », « ils se sont souvenus de la date », « elles se sont enfuies ». Simple : accord avec le sujet, comme un participe avec être classique.

Les verbes occasionnellement pronominaux, qui existent aussi sous forme non pronominale (laver et se laver, parler et se parler). Là, revenez à la logique du COD placé avant. Tout dépend de la fonction du pronom « se ».

  • « Elles se sont lavées. » Elles ont lavé qui ? « se », c’est-à-dire elles-mêmes. Le « se » est COD, placé avant, donc accord.
  • « Elles se sont lavé les mains. » Elles ont lavé quoi ? Les mains. Le COD, c’est « les mains », placé après le verbe. Le « se » n’est plus qu’un complément indirect. Donc pas d’accord : lavé.
  • « Ils se sont parlé. » On parle à quelqu’un : le « se » est un COI, jamais un COD. Aucun accord, quel que soit le sujet.

Cette dernière ligne piège énormément de candidats, parce que « ils se sont parlé » sonne comme si ça devait s’accorder. Non. « Se parler », « se téléphoner », « se succéder », « se nuire » restent invariables, parce que le pronom est toujours indirect.

Comment ancrer le réflexe avant le jour J ?

Connaître la règle et l’appliquer en trois secondes sous chronomètre, ce sont deux compétences différentes. La première s’apprend en une soirée. La seconde se construit par la répétition, jusqu’à ce que la question « quoi, placé avant ? » devienne un automatisme que vous n’avez plus besoin de formuler.

Gardez en tête la chaîne de décision, dans cet ordre. Auxiliaire être sans pronom ? Accord avec le sujet. Auxiliaire avoir ? Cherchez un COD placé avant, sinon rien. Verbe pronominal ? Essentiellement pronominal, accord avec le sujet ; sinon, retour au COD placé avant, en vérifiant que « se » est bien objet direct. Trois embranchements, pas un de plus.

Pour transformer ça en réflexe, entraînez-vous sur des phrases variées plutôt que de relire une leçon. Le thème Français de l’application isole chaque règle, question par question, avec une correction expliquée après chaque réponse : vous voyez immédiatement pourquoi c’est « écrite » et pas « écrit », et le raisonnement s’imprime bien mieux qu’une règle apprise par cœur. L’examen blanc chronométré ajoute la pression du temps, celle qui fait vraiment la différence le jour J. Vous pouvez commencer avec les questions gratuites, et la Préparation Complète à 9,90 € ouvre la banque entière et les examens blancs illimités si vous voulez tout couvrir.

Le participe passé n’est pas une loterie. C’est une mécanique à trois leviers que vous actionnez dans le bon ordre. Entraînez la mécanique assez de fois, et « les lettres que j’ai reçues » ne vous fera plus jamais hésiter. Pour le reste de l’épreuve, les homophones et les accords du verbe méritent le même travail méthodique : la FAQ répond aux questions les plus fréquentes des candidats.

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