Objectif Adjoint

Publié le 22 juillet 2026 par Équipe Objectif Adjoint

Homophones grammaticaux au concours d'adjoint administratif

Homophones grammaticaux au concours d'adjoint administratif : les règles a/à, ces/ses, leur/leurs, ou/où et les tests simples pour ne plus hésiter à l'épreuve.

« Il a rangé ses dossiers » ou « il à rangé ses dossiers » ? Les homophones grammaticaux au concours d’adjoint administratif font tomber des candidats qui savent pourtant parler un français impeccable. Ce sont des mots qui se prononcent pareil mais qui s’écrivent autrement selon leur nature : a le verbe et à la préposition, ces le démonstratif et ses le possessif, et une dizaine d’autres. La bonne nouvelle, c’est que chaque paire se règle par un test de remplacement qui tient en deux secondes. Voici lesquels, et comment les appliquer sous chronomètre.

Pourquoi les homophones font-ils perdre des points au concours ?

Le français décide de l’admissibilité. Sur l’épreuve à choix multiples du concours d’adjoint administratif, de courts exercices vérifient vos capacités en orthographe, en grammaire et en vocabulaire, aux côtés du calcul, d’après les descriptifs officiels de l’Éducation nationale. Le format précis (durée, coefficient, note éliminatoire) dépend du versant, État, territorial ou hospitalier, et de la voie externe ou interne : reportez-vous toujours à la notice de la session que vous visez.

Ce qui ne bouge pas, c’est le contenu grammatical. Et les homophones y occupent une place de choix, pour une raison simple : ils se glissent partout. Une phrase anodine sur un formulaire administratif peut contenir trois pièges d’un coup. Un concepteur d’épreuve adore ça, parce qu’à l’oreille tout sonne juste. Seule l’orthographe trahit celui qui n’a pas la règle.

Un homophone grammatical est un mot qui a la même prononciation qu’un autre mais une orthographe et une fonction grammaticale différentes. On les distingue par un test de substitution, jamais à l’oreille.

Retenez ce principe. On ne devine pas un homophone, on le teste. C’est cette bascule mentale, de l’intuition vers la méthode, qui fait gagner les points.

Application Objectif Adjoint : entraînement au français et à l’orthographe pour le concours d’adjoint administratif

a ou à, ou ou où : la règle du remplacement

Commençons par les deux paires qui reviennent le plus souvent, parce qu’elles se règlent avec le même geste.

a ou à. Le mot a est le verbe avoir conjugué. Le mot à est une préposition. Le test : remplacez par « avait » (l’imparfait). Si la phrase tient toujours debout, c’est a, le verbe, sans accent. Sinon, c’est à, avec accent grave. « Il a signé le courrier » devient « il avait signé le courrier », donc a. « Il pense à sa candidature » ne peut pas devenir « il pense avait sa candidature », donc à.

ou ou où. Le mot ou est une conjonction qui propose un choix. Le mot indique le lieu ou le moment. Le test : remplacez par « ou bien ». Si ça passe, c’est ou sans accent. « Le lundi ou le mardi » devient « le lundi ou bien le mardi », donc ou. « Le bureau je travaille » ne devient pas « le bureau ou bien je travaille », donc , celui qui parle d’un endroit.

Ces deux tests couvrent une part énorme des questions. Entraînez-vous à les déclencher automatiquement, sans réfléchir à la théorie. Devant a ou à, votre cerveau doit dire « avait ? » avant même que vous en ayez conscience.

ces ou ses, leur ou leurs : démonstratif contre possessif

On passe à la famille des déterminants, celle qui piège le plus de candidats parce que la faute ne s’entend pas du tout.

ces ou ses. Ces est démonstratif : il montre, il désigne. Ses est possessif : il exprime l’appartenance à une seule personne. Le test : mettez le nom au singulier. Si vous pouvez dire « ce » ou « cette », écrivez ces. Si vous pouvez dire « son » ou « sa », écrivez ses. « Ces documents sont urgents » devient « ce document est urgent », donc démonstratif, ces. « Il a rangé ses affaires » devient « il a rangé son affaire », donc possessif, ses.

leur ou leurs. Le mot leur placé devant un verbe est un pronom personnel, toujours invariable : il ne prend jamais de s. Le test : remplacez-le par « lui ». « Je leur ai répondu » devient « je lui ai répondu », donc pas de s. En revanche, leur déterminant possessif, placé devant un nom, s’accorde avec ce nom. « Ils défendent leurs droits » : plusieurs droits, donc leurs avec s. « Ils ont perdu leur temps » : un seul temps, donc leur au singulier. La question à se poser tient en une ligne : est-ce que leur est devant un verbe (invariable) ou devant un nom (il s’accorde) ?

Attention au réflexe qui trompe : leurs avec s n’existe que pour le déterminant qui accompagne un nom pluriel. Devant un verbe, jamais de s, quel que soit le nombre de personnes. « Je leur ai écrit » à dix personnes reste leur sans s.

et/est, on/ont, son/sont : le test de la conjugaison

Une dernière série se règle avec un seul outil, la substitution par l’imparfait, parce qu’à chaque fois l’un des deux mots est un verbe.

  • et ou est. Et relie, est est le verbe être. Remplacez par « était ». « Le dossier est complet » devient « le dossier était complet », donc est. « Signez et datez » ne devient pas « signez était datez », donc et.
  • on ou ont. On est un pronom sujet, ont est le verbe avoir au pluriel. Remplacez on par « il », et ont par « avaient ». « On attend la réponse » devient « il attend la réponse », donc on. « Les agents ont répondu » devient « les agents avaient répondu », donc ont.
  • son ou sont. Son est un possessif, sont est le verbe être au pluriel. Remplacez par « étaient ». « Les guichets sont fermés » devient « les guichets étaient fermés », donc sont. « Il a pris son stylo » ne devient pas « il a pris étaient stylo », donc son.

Vous voyez la logique commune. Dès qu’une paire oppose un petit mot grammatical à une forme du verbe être ou avoir, passez tout à l’imparfait dans votre tête. Le verbe accepte le changement de temps, l’autre mot le refuse. C’est mécanique, et ça marche aussi pour c’est contre s’est, ou ma contre m’a. L’épreuve de français des concours de catégorie C repose largement sur ces automatismes, un point que confirment les ressources du CNFPT sur le français.

Comment transformer ces règles en réflexe avant le jour J ?

Connaître la règle et la sortir en deux secondes sous pression, ce sont deux choses différentes. La théorie ci-dessus s’apprend en une soirée. Le réflexe, lui, se construit par la répétition, jusqu’à ce que le test de remplacement se déclenche tout seul, sans que vous ayez à vous rappeler pourquoi.

Le piège, quand on révise seul, c’est de relire une leçon en hochant la tête sans jamais se mettre en situation. Or c’est exactement l’inverse qu’il faut faire : s’entraîner sur des phrases variées, se tromper, comprendre pourquoi, recommencer. Le thème Français de l’application isole chaque paire d’homophones, question après question, avec une correction expliquée après chaque réponse : vous voyez immédiatement pourquoi c’est ces et pas ses, et le raisonnement s’ancre bien mieux qu’une règle apprise par cœur. Vous pouvez commencer avec les questions gratuites, sans compte.

Ajoutez la pression du temps avec un examen blanc chronométré : c’est là que les automatismes se testent vraiment, quand le chronomètre tourne et que vous n’avez plus le luxe d’hésiter. La Préparation Complète à 9,90 € ouvre la banque entière et les examens blancs illimités si vous voulez tout couvrir, sans publicité.

Les homophones ne sont pas une fatalité. C’est une série de tests simples que vous actionnez au bon moment. Une fois les réflexes en place, « il a rangé ses dossiers » ne vous fera plus jamais hésiter. Pour aller plus loin sur l’orthographe, l’accord du participe passé mérite le même travail méthodique, et la FAQ répond aux questions les plus fréquentes des candidats.

Préparez l'examen avec l'application

Disponible sur Google PlayDisponible sur l'App Store