Objectif Adjoint

Publié le 1 septembre 2026 par Équipe Objectif Adjoint

Conjugaison au concours d'adjoint administratif : les temps clés

Conjugaison au concours d'adjoint administratif : les temps qui tombent vraiment, les terminaisons piégeuses et la méthode pour trancher en dix secondes.

« Je vous informerai » ou « je vous informerais » ? Les deux se prononcent pareil, une seule est juste dans une phrase donnée, et le correcteur ne vous accordera pas le bénéfice du doute. La conjugaison au concours d’adjoint administratif ne se joue pas sur les temps rares que personne n’utilise, mais sur une poignée de terminaisons homophones qui reviennent session après session. Bonne nouvelle : chacune se tranche avec un test de deux secondes. Voici lesquels, et comment les rendre automatiques.

Entraînement par thème dans Objectif Adjoint : la liste des thèmes avec leur nombre de questions, dont Français, Mathématiques et Logique, les blocs de l’écrit du concours

Quels temps de conjugaison tombent vraiment au concours ?

Le français n’est pas une matière d’appoint dans ce concours, c’est une épreuve d’admissibilité à part entière. Sur le versant territorial, pour le grade d’adjoint administratif principal de 2e classe, l’épreuve écrite de français dure 1 h 30 et pèse un coefficient 3, à égalité avec le tableau numérique.

Épreuve écrite de français comportant, à partir d’un texte d’ordre général, la réponse à des questions, et des exercices destinés à évaluer les capacités du candidat en vocabulaire, orthographe et grammaire.

Deux réserves avant d’aller plus loin. Le format exact (durée, coefficient, nature des exercices, note éliminatoire) dépend de l’employeur et de la voie, externe, interne ou troisième concours : reportez-vous toujours à la notice de la session que vous visez, un centre de gestion territorial ne calque pas la maquette d’un concours d’État. Et rappelez-vous que le premier grade d’adjoint administratif se recrute souvent sans concours, sur dossier ; c’est le grade principal de 2e classe qui passe par les épreuves.

Ce qui ne bouge pas d’une session à l’autre, c’est la liste des temps réellement sollicités. Vous devez produire correctement le présent, l’imparfait, le passé composé, le futur simple, le conditionnel présent, le subjonctif présent et l’impératif. Vous devez seulement reconnaître le passé simple, le plus-que-parfait et le passé antérieur, qui apparaissent dans le texte support mais qu’on vous demande rarement d’écrire à la première personne. Le subjonctif imparfait, celui des « qu’il chantât », ne vous sera pas réclamé. Concentrez vos révisions là où les points se perdent vraiment.

-ai ou -ais, -rai ou -rais : comment trancher en dix secondes

Voilà le piège numéro un, et de loin. À l’oral, « je chantai » et « je chantais » sont indiscernables. Idem pour « je serai » et « je serais ». Un concepteur d’épreuve le sait parfaitement, et il en glisse au moins un dans son QCM.

Le test tient en un geste : changez de personne. Passez à la troisième personne du singulier et écoutez ce qui sort.

  • « Je classai le dossier hier » devient « il classa le dossier » : passé simple, donc -ai sans s.
  • « Je classais les dossiers chaque matin » devient « il classait les dossiers » : imparfait, donc -ais.

Même mécanique pour le couple futur et conditionnel, qui rapporte encore plus de points parce qu’il touche le sens de la phrase :

  • « Je vous informerai de la suite » devient « il vous informera » : futur simple, c’est une promesse ferme.
  • « Je vous informerais si j’avais l’information » devient « il vous informerait » : conditionnel, c’est une hypothèse.

Un candidat qui écrit « je vous informerais dès réception » n’a pas fait une faute d’orthographe. Il a écrit autre chose que ce qu’il voulait dire, dans un courrier administratif où la nuance engage le service. C’est exactement ce que l’épreuve cherche à mesurer.

Et pendant qu’on y est : après si de condition, jamais de conditionnel dans la subordonnée. « Si j’avais le temps, je réviserais » est correct. « Si j’aurais le temps » est fautif, quoi qu’en dise l’usage oral. Retenez la formule scolaire, elle a le mérite d’être vraie : les si n’aiment pas les rais.

-er ou -é : le test qui règle la question à tous les coups

Deuxième piège massif, et il se règle avec une astuce que vous n’oublierez plus. Quand vous hésitez entre l’infinitif en -er et le participe passé en , remplacez mentalement le verbe par un verbe du troisième groupe, vendre ou prendre. Leurs deux formes s’entendent, elles.

  • « Le dossier est à classer » : remplacez, « le dossier est à vendre ». L’oreille valide, donc infinitif.
  • « Le dossier a été classé » : remplacez, « le dossier a été vendu ». Participe passé.
  • « Il faut le signer avant midi » : « il faut le vendre ». Infinitif.
  • « Le courrier signé ce matin » : « le courrier vendu ce matin ». Participe.

Ajoutez la troisième forme homophone, la terminaison -ez de la deuxième personne du pluriel. « Vous classez les dossiers » ne se remplace ni par vendre ni par vendu, parce que le sujet vous commande la terminaison. Dès qu’un vous sujet précède le verbe, c’est -ez, sans réfléchir davantage.

Une fois la forme choisie, reste la question de l’accord, qui est un sujet à part entière : nous l’avons traitée dans notre article sur l’accord du participe passé au concours d’adjoint administratif. Les deux difficultés s’enchaînent souvent dans une même question de QCM, et le candidat qui n’a travaillé que l’une des deux perd le point quand même.

Subjonctif et impératif : les deux pièges qui séparent les copies

Le subjonctif présent ne pose pas de problème de forme, il pose un problème de déclencheur. Certaines locutions l’imposent, d’autres l’interdisent, et la frontière n’est pas intuitive.

Subjonctif obligatoire après avant que, bien que, quoique, afin que, pour que, à moins que, jusqu’à ce que, et après les verbes de volonté ou d’obligation : il faut que, je veux que, j’exige que. On écrit « avant qu’il parte », « bien qu’il soit absent », « il faut que vous fassiez le point ».

Indicatif obligatoire après après que. Beaucoup de candidats appliquent le subjonctif par symétrie avec avant que et se trompent. L’Académie française tranche sans ambiguïté : après que marque un fait considéré comme accompli, donc l’indicatif. On écrit « il est parti après que nous l’avons salué », pas « après que nous l’ayons salué ». Cette faute est devenue si banale à l’oral qu’elle passe inaperçue dans une conversation. Dans un QCM, elle coûte un point.

Second piège, l’impératif. À la deuxième personne du singulier, les verbes du premier groupe ne prennent pas de s : « classe ce dossier », « n’oublie pas la pièce jointe », « pense à signer ». L’exception, la seule, concerne les pronoms en et y, devant lesquels un s dit euphonique réapparaît pour éviter la rencontre de deux voyelles : « vas-y », « penses-y », « manges-en ». Ce s n’a aucune valeur grammaticale, il ne marque ni la personne ni le nombre, et il disparaît devant un infinitif (« va y mettre de l’ordre ») comme à la forme négative (« n’y va pas »), d’après la Banque de dépannage linguistique.

Correction expliquée dans Objectif Adjoint : une question de français, la bonne réponse mise en évidence en vert, et l’encart « Explication » qui la justifie

Comment réviser la conjugaison quand on travaille à côté ?

Opinion tranchée, et assumée : recopier des tableaux de conjugaison est la pire façon d’occuper une soirée de révision. Vous savez déjà conjuguer « chanter » à l’imparfait. Ce que vous ne savez pas encore faire, c’est choisir entre deux formes homophones en trois secondes, avec le chronomètre qui tourne et trente autres questions derrière. Ce sont deux compétences différentes, et seule la seconde est notée.

La méthode qui marche tient en peu de choses. Vous travaillez par séries courtes de questions à choix multiples, quinze à vingt minutes, sur les couples piégeux uniquement : -ai contre -ais, -er contre contre -ez, futur contre conditionnel, subjonctif contre indicatif. Vous lisez la correction expliquée après chaque réponse, y compris quand vous avez juste, parce que tomber juste par intuition ne prouve rien sur la question suivante. Et vous passez régulièrement en conditions réelles, chronométrées, pour vérifier que le réflexe tient sous pression.

C’est précisément ce que fait Objectif Adjoint : l’entraînement par thème sur le français et les mathématiques, une correction détaillée après chaque réponse, et un mode Examen Blanc chronométré pour se mettre en situation. Quelques questions sont accessibles gratuitement, sans créer de compte, pour voir le niveau réel avant de s’engager. La Préparation Complète, achat unique à 9,90 €, ouvre la banque entière et les examens blancs illimités. Aucun abonnement.

Ce qu’il faut retenir avant l’épreuve : changez de personne pour départager -ai et -ais, remplacez par vendre ou vendu pour départager -er et , méfiez-vous d’après que qui appelle l’indicatif, et n’ajoutez pas de s à l’impératif des verbes en -er sauf devant en et y. Quatre réflexes, quelques dizaines de points de QCM.

La conjugaison réglée, le chronomètre devient le prochain adversaire. Nous avons détaillé la stratégie dans gérer le temps sur un QCM d’adjoint administratif, et le détail des épreuves se trouve sur notre fiche concours d’adjoint administratif.

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