Publié le 24 juillet 2026 par Équipe Objectif Adjoint
Calculer un pourcentage sans calculatrice au concours d'adjoint
Calculer un pourcentage sans calculatrice au concours d'adjoint administratif : les réflexes de calcul mental, l'astuce d'inversion et des exemples corrigés.
Le jour de l’épreuve de calcul, vous n’aurez souvent pas de calculatrice. Et pourtant, il faudra sortir un pourcentage juste, vite, sous le chrono. Bonne nouvelle : calculer un pourcentage sans calculatrice ne demande pas d’être fort en maths. Il faut trois réflexes simples et une astuce que presque personne n’utilise. Voici la méthode, appliquée aux calculs qui tombent vraiment à l’épreuve de calcul du concours d’adjoint administratif, avec des exemples que vous pouvez refaire ce soir.

Peut-on utiliser une calculatrice à l’épreuve de calcul ?
En général, non. Pour les épreuves de calcul du concours d’adjoint administratif (celles qui servent à départager, en pré-admissibilité ou admissibilité), la calculatrice est le plus souvent interdite. Les arrêtés d’organisation précisent le matériel autorisé session par session : certains centres de gestion territoriaux bannissent tout appareil électronique pour l’épreuve écrite de calcul, comme le montre l’arrêté de matériel autorisé du CDG du Bas-Rhin. Ne pariez jamais là-dessus à l’aveugle : la nature de l’épreuve, la durée, le barème et le matériel figurent dans la notice de la session. Vérifiez-la toujours sur service-public.fr avant de réviser.
Le versant compte aussi. Dans la fonction publique territoriale, l’épreuve prend souvent la forme d’un tableau numérique à compléter, où vous posez des valeurs données et calculez les autres. Dans la fonction publique d’État, c’est plutôt un QCM ou de courts problèmes. Le point commun : le niveau attendu ne dépasse pas le programme de troisième. Les quatre opérations, les proportions, les pourcentages. Rien de plus. Ce qui fait la différence, ce n’est pas le niveau, c’est la vitesse et la propreté d’exécution.
Le jury ne cherche pas des matheux. Il cherche des agents qui ne se trompent pas dans un calcul simple sous pression.
Les briques de base : 10 %, 1 % et 50 %
Tout part de là. Maîtrisez ces trois valeurs et vous reconstruisez presque n’importe quel pourcentage.
10 % d’un montant, c’est le montant divisé par 10. Concrètement, vous déplacez la virgule d’un cran vers la gauche. 10 % de 250, c’est 25. 10 % de 1 340, c’est 134. Aucun calcul, un simple décalage.
1 % d’un montant, c’est le montant divisé par 100. On décale la virgule de deux crans. 1 % de 250, c’est 2,5. Utile quand l’énoncé tombe sur des pourcentages précis comme 3 % ou 7 %.
50 % d’un montant, c’est la moitié. 50 % de 84, c’est 42. Et 25 %, c’est la moitié de la moitié, donc 84 divisé par 4, soit 21.
Ces valeurs sont vos points d’appui. Le rappel de la méthode du pourcentage de tête le résume bien : on ne calcule pas 37 % d’un coup, on assemble des morceaux simples. Voici les briques à connaître par cœur.
| Pourcentage | Opération | Exemple sur 240 |
|---|---|---|
| 50 % | diviser par 2 | 120 |
| 25 % | diviser par 4 | 60 |
| 20 % | diviser par 5 | 48 |
| 10 % | diviser par 10 | 24 |
| 5 % | moitié de 10 % | 12 |
| 1 % | diviser par 100 | 2,4 |
L’astuce reine : inverser le pourcentage
Voici le réflexe que la plupart des candidats ignorent, et qui fait gagner un temps fou. Un pourcentage se retourne. Autrement dit, x % de y donne exactement le même résultat que y % de x.
Prenez 4 % de 75. Calculé tel quel, c’est pénible : il faut prendre 1 % de 75, soit 0,75, puis multiplier par 4. Retournez la question : 75 % de 4. Là c’est immédiat, 75 % c’est les trois quarts, trois quarts de 4 font 3. Même résultat, 3, mais obtenu en une seconde.
Autre exemple, 18 % de 50. Difficile de tête. Inversez : 50 % de 18, c’est la moitié de 18, donc 9. Fini.
Cette propriété n’est pas une astuce de magicien, c’est du bon sens mathématique : un pourcentage est une multiplication, et la multiplication se fait dans les deux sens. Dès qu’un des deux nombres est plus « rond » que l’autre, mettez-le en pourcentage et gardez l’autre comme base. Prenez le réflexe de vous demander, à chaque question : lequel des deux nombres est le plus simple à découper ? C’est celui-là qui devient le pourcentage.
Décomposer un pourcentage : exemples corrigés du concours
La vraie technique de calcul mental, c’est la décomposition. On casse un pourcentage compliqué en briques simples qu’on additionne ou soustrait.
Calculer 30 % de 180. 30 %, c’est trois fois 10 %. 10 % de 180 font 18. Trois fois 18, c’est 54. Vous avez la réponse sans poser une seule multiplication à rallonge.
Calculer 15 % de 60. 15 %, c’est 10 % plus 5 %. 10 % de 60 font 6, 5 % en font la moitié, soit 3. On additionne : 6 plus 3, égale 9.
Calculer 35 % de 200. Découpez en 25 % plus 10 %. 25 % de 200 font 50, 10 % en font 20. Total : 70. Vous auriez aussi pu inverser (35 % de 200 = 200 % de 35 = 70), les deux chemins donnent le même chiffre. Prenez celui qui vous parle.
Calculer 7 % de 300. Ici, on passe par 1 %. 1 % de 300 font 3. Sept fois 3, c’est 21. Les pourcentages « impairs » comme 3 %, 7 % ou 9 % se traitent presque toujours par la brique 1 %.
Le principe est toujours le même : jamais d’attaque frontale sur un pourcentage bizarre. On l’exprime comme une somme ou une différence de 10 %, 5 % et 1 %, et on assemble. Avec un peu d’entraînement, l’assemblage devient automatique. C’est exactement ce que travaille le mode d’entraînement par thème sur les questions de mathématiques : refaire vingt calculs de ce type d’affilée pour que le geste devienne réflexe.
Hausses, remises et pourcentage inverse : les pièges du concours
L’énoncé ne demande pas toujours « combien font 20 % de tant ». Souvent il glisse un piège de raisonnement, et c’est là que les points se perdent.
Une augmentation. Un salaire de 1 500 augmente de 4 %. L’erreur classique, c’est de répondre 4 % et d’oublier le montant de départ. La hausse vaut 4 % de 1 500, soit 60. Le nouveau salaire, c’est 1 500 plus 60, égale 1 560. Lisez bien si la question demande la hausse ou le montant final.
Une remise. Un article à 80 est soldé à moins 25 %. La remise vaut 25 % de 80, donc 20. Prix payé : 80 moins 20, égale 60. Astuce : au lieu de calculer la remise puis de soustraire, calculez directement ce qu’il reste. Moins 25 %, c’est garder 75 %. 75 % de 80, c’est les trois quarts, donc 60. Un seul calcul au lieu de deux.
Le pourcentage inverse, le vrai piège. « 30 est quel pourcentage de 120 ? » Ici on ne cherche pas un pourcentage d’un nombre, mais quelle part représente 30 dans 120. On divise la partie par le tout : 30 sur 120, ça fait un quart, donc 25 %. Ce type de question tombe régulièrement, et beaucoup de candidats le confondent avec un calcul classique. Le mot-clé à repérer dans l’énoncé, c’est « quel pourcentage » ou « quelle proportion ».
Ce qu’il faut retenir tient en une phrase : vous n’avez jamais besoin de calculer un pourcentage compliqué d’un coup. Vous partez de 10 %, 1 % et 50 %, vous inversez quand un nombre est plus rond que l’autre, et vous décomposez le reste. Le calcul mental de pourcentage rejoint d’ailleurs directement la règle de trois, l’autre outil roi de l’épreuve : les deux reposent sur la proportionnalité. Entraînez-vous en conditions réelles, chrono en main, sur le concours d’adjoint administratif, et vérifiez toujours dans la notice de votre session si la calculatrice est autorisée. Le jour J, ces réflexes valent plus que n’importe quelle formule.
